Ce nouveau dispositif prévoit en effet que toute entreprise qui enregistre les règlements de ses clients au moyen d'un logiciel de comptabilité ou de gestion ou d'un système de caisse, devra désormais utiliser un logiciel ou un système satisfaisant à des conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage, caractéristiques qui devront être prouvées par la possession d'un certificat de conformité délivré par l'éditeur de chaque logiciel utilisé.
De plus, des agents du fisc pourront effectuer des contrôles inopinés au sein des entreprises afin de vérifier qu'elles sont en possession de ce certificat de conformité. A défaut de pouvoir le présenter, une amende de 7.500 € leur sera infligée !
Assouplissements
Face à la bronca de bon nombre d'entreprises, notamment les plus petites d'entre elles, le nouveau ministre de l'action et des comptes publics fait savoir que les logiciels de comptabilité et les logiciels de gestion (devis, factures, commandes, bons de livraison, suivi des achats et des stocks, suivi du chiffre d'affaires, etc.) ne seront plus concerrnés par cette obligation.
Cette modification fera l’objet de mesures législatives d’ici la fin d’année, pour une entrée en vigueur du dispositif comme prévu au 1er janvier 2018.
Par contre, attention : les logiciels et systèmes de caisse, principaux vecteurs des fraudes constatées à la TVA, restent concernés. Sont notamment dans le collimateur de l'Administration fiscale les logiciels qui permettent d'effacer des recettes enregistrées. Les entreprises qui n'auraient pas encore effectué cette mise en conformité ont six mois pour y veiller.
Source : communiqué du 15 juin 2017.