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Bons d'achat, chèques-cadeaux : des primes de Noël exonérées de cotisations sociales

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En principe, toute prime allouée aux salariés - même pour Noël ! - est assujettie à cotisations et soumise à l'impôt sur le revenu. Toutefois, ceci n'est pas forcément vrai lorsque cette prime est allouée sous forme de bons d'achat ou de chèques-cadeaux...

Rappel de la règle générale d'exonération des bons d'achat offerts au personnel

Des bons d'achat ou des chèques-cadeaux peuvent être offerts aux salariés, par le comité d'entreprise ou directement par l'employeur, à l'occasion de l'un des événements suivants (liste exhaustive) :

  • la naissance d'un enfant du salarié ;
  • le mariage du salarié ;
  • le départ en retraite du salarié ;
  • la fête des mères ou des pères ;
  • les fêtes de la Sainte-Catherine ou de la Saint-Nicolas ;
  • Noël ;
  • la rentrée scolaire.

En principe, ces bons d'achat sont exonérés de toutes cotisations sociales, mais à condition que le montant total des bons reçus par le salarié durant toute l'année civile n'excède pas 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 161 euros pour 2016.

Toutefois, lorsque ce seuil annuel est franchi, l'exonération n'est pas perdue mais à condition que les seuils fixés pour chaque événement ne soient pas eux-mêmes franchis et que les bons d'achat ne puissent être utilisés qu'à l'occasion de l'événement pour lequel ils sont offerts.

Néanmoins, s'agissant de Noël, des dispositions particulières sont prévues.

Conditions d'exonération des bons d'achat offerts pour Noël

Rappelons tout d'abord que, qu'ils soient offerts pour Noël ou à tout autre moment dans l'année, les Chèques-lire, Chèques-disque et Chèques-culture sont toujours exonérés de cotisations sociales, quel que soit leur montant.

En revanche, s'agissant des autres bons d'achats ou chèques-cadeaux, ils ne sont exonérés de cotisations sociales (et d'impôt sur le revenu pour le bénéficiaire) que lorsque leur montant global (quel que soit le nombre de bons offerts) n'excède pas 161 euros par salarié et 161 euros par enfant de moins de 16 ans. Si les deux conjoints travaillent dans la même entreprise, ce seuil s’apprécie pour chacun d’eux.

Exemple : un couple remarié travaille dans la même entreprise. Ils ont un enfant ensemble, et chacun des deux conjoints a également un enfant de moins de 16 ans issu d'un premier mariage. Ils ont donc droit à 161 €  pour chacun d'eux en tant que salariés, plus 161 € pour leur enfant, plus 161 € pour chaque enfant issu de leur premier mariage respectif. Le seuil global applicable à ce couple s'élève donc à 5 fois 161 €, soit 805 €.

 

Si le plafond de 161 euros est dépassé, le montant des chèques cadeaux ou des bons d'achat est assujetti à cotisations dès le premier euro (et non pas seulement sur l'excédent).

Par contre, un salarié sans enfant n’est pas concerné par les bons d’achat remis pour le Noël des enfants (ni pour la rentrée scolaire ou pour la fête des mères/pères).

Autres conditions

Outre qu'ils doivent respecter ces conditions de montant, les bons offerts doivent également être en rapport avec Noël ou les fêtes de fin d'année. A ce titre, ils doivent mentionner soit la nature du bien qu'ils permettent d'acquérir, soit un ou plusieurs rayons d'un grand magasin, ou encore le nom d'un ou plusieurs magasins spécialisés dans lesquels ils peuvent être utilisés.

De plus, s'agissant des bons offerts pour le Noël des enfants, ils ne doivent permettre l'accès qu'à des biens en rapport avec cet événement tels que, selon l'Urssaf, les jouets, les livres, les disques, les vêtements, les équipements de loisirs ou sportifs.

Enfin, les bons offerts doivent indiquer clairement qu'ils ne peuvent être échangés contre des produits alimentaires ou du carburant. Toutefois, s'agissant des bons des parents, l'Urssaf précise que « les produits alimentaires courants, dits de luxe, dont le caractère festif est avéré, sont admis ».


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