« Aucun salarié ne paiera davantage d'impôt et certains paieront même moins d'impôts. Pourquoi ? Parce que je vous confirme que nous indexerons le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, c'est-à-dire de 4,8%. » a annoncé le ministre de l'Economie et des Finances le 12 septembre dernier.
Voici donc, en appliquant une hausse de 4,8 % à chaque seuil, quel devrait être le nouveau barème 2024 (sous réserve de son adoption définitive par le Parlement) :
Barème de l'impôt sur le revenu applicable aux revenus 2023
| Tranches | Taux | Montant de l'impôt |
|---|---|---|
| Inférieur à 11.294 € | 0 % |
0 |
| De 11.294 € à 28.797 € | 11 % |
(R × 0,11) − (1 242,34 € × N) |
| De 28.797 € à 82.341 € | 30 % |
(R × 0,30) − (6 713,77 € × N) |
| De 82.341 € à 177.106 € | 41 % |
(R × 0,41) − (15 771,28 € × N) |
| Au-delà de 177.106 € | 45 % |
(R × 0,45) − (22 855,52 € × N) |
Ce relèvement de 4,8 % va éviter, selon le ministre « de voir 320.000 salariés basculer dans l’impôt sur le revenu ». Par contre, il représente un "manque à gagner" de 6 milliards d’euros pour le budget de l’Etat.