Faut-il effectuer le prélèvement à la source sur le salaire d'un étudiant embauché durant ses vacances scolaires ?

  • Contenu vérifié le 17 juil. 2019

Réponse : oui. Bien que les revenus d'un étudiant de moins de 26 ans qui travaille durant ses vacances scolaires soient susceptibles de bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu (dans la limite de trois fois le SMIC mensuel, soit 4.564 € en 2019 ), cette exonération ne s’applique que sur option du bénéficiaire, prise l’année suivante, dans la déclaration de revenus.

Les employeurs sont donc tenus de pratiquer le prélèvement à la source, à charge pour l'étudiant de se faire rembourser l'année suivante par le Trésor Public les sommes qui lui ont été prélevées s'il opte pour l'exonération.

S'il s'agit de son premier emploi ou s'il n'a jamais payé d'impôt, il convient pour le prélèvement d'utiliser le taux neutre (ou « non personnalisé ») figurant dans les grilles mensuelles de taux par défaut.

Cependant, dans la mesure où il est embauché pour une période n'excédant pas deux mois, il est probable que son taux de prélèvement peut être appliqué après déduction d'un abattement (voir à cet égard notre fiche pratique :« Prélèvement à la source : l'abattement en faveur des salariés en CDD de courte durée »).

Attention : ces dispositions ne s'appliquent pas aux indemnités éventuellement versées à un stagiaire avec convention de stage. Celles-ci sont en effet exonérées d'impôt sur le revenu de plein droit d'impôt (dans la limite d’un smic annuel, soit 18.255 euros en 2019) et elles ne sont donc pas soumises au prélèvement à la source.