Gare à l'emploi de "sans papiers"... Un décret vient de préciser la nature des sanctions administratives auxquelles s'exposent désormais les employeurs de salariés étrangers en situation irrégulière, ainsi que le montant des indemnités qu'ils devront leur verser en cas de contrôle.
Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut en principe y exercer une activité professionnelle salariée sans avoir obtenu au préalable une autorisation de travail.
A ce titre, il appartient à l'employeur, soit de la demander si le salarié n'en est pas encore pourvu, soit de s'assurer auprès de la préfecture de la validité de l'autorisation présentée par le salarié (sauf si celui-ci est inscrit à Pôle Emploi ou envoyé par une agence d'intérim).
En cas de constatation, lors d'un contrôle de l'Urssaf notamment, qu'un travailleur étranger est occupé sans être en possession d'un titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France, celui-ci se verra remettre un document l'informant de ses droits, au nombre desquels figurent notamment :
En cas de non paiement des sommes ci-dessus par l'employeur, celles-ci feront l'objet d'un recouvrement forcé par les autorités compétentes (Urssaf ou Office Français de l'Immigration et de l'Intégration - OFII).
Depuis le 2 décembre dernier, les entreprises qui ont recours à des salariés étrangers en situation irrégulière et non déclarés s'exposent à plusieurs sanctions administratives (indépendamment des amendes pénales) :
Pour les chantiers du bâtiment ou de travaux publics, la fermeture administrative, décidée par le préfet du département dans le ressort duquel a été constatée l'infraction, ou, à Paris, le préfet de police, prend la forme d'un arrêt de l'activité de l'entreprise sur le site concerné, après avis du maître d'ouvrage le cas échéant ou, à défaut, du responsable du chantier. Celui-ci prend les mesures permettant de prévenir tout risque pour la santé ou la sécurité des travailleurs présents sur le site concerné ainsi que des usagers ou des tiers, qui résulterait de l'arrêt de l'activité de l'entreprise mise en cause. La décision du préfet est en outre portée à la connaissance du public par voie d'affichage sur les lieux du chantier.
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