Plan Macron : les « niches fiscales » des entreprises dans le collimateur

  • Article publié le 1 mai 2019

Comment financer la baisse de 5 milliards d'euros d'impôts promise aux Français ? C'est simple, il suffit de supprimer ou de réduire ces fameuses « niches fiscales » dont les entreprises se goinfrent chaque année sans vergogne et en toute impunité...

Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce que l'on appelle « niches fiscales », ce ne sont pas d'obscures techniques seulement connues de quelques spécialistes de la défiscalisation, mais bien toutes les réductions et autres crédits d'impôts dont la grande majorité des petites sociétés comme les SARL et EURL bénéficient.

Certes pour le moment, aucune « niche fiscale » n'est clairement visée.

"Nous allons faire un travail très précis pour regarder ce qui répond à l'intérêt général et ce qui, en revanche, mériterait d'être réduit, parce que c'est de l'argent public qui n'est pas efficace pour la compétitivité", aprévenu le ministre de l'économie, tout en refusant pour le moment de citer des "exemples précis".

On sait tout de même, depuis l'intervention du premier ministre lundi dernier, que le CICE, désormais transformé en réduction de charges pérenne, ainsi que le crédit d'impôt recherche (CIR) ne devraient pas être touchés. Ces deux mesures représentent il est vrai 20 et 6milliards d'euros de « manque à gagner » pour l'Etat, mais aussi, accessoirement, 20 et 6 milliards d'euros d'économies pour les entreprises qui emploient des salariés ou qui préparent le futur économique de la France.

En revanche, selon plusieurs sources concordantes, il semble bien que Bercy ait l'intention de revenir sur la TVA réduite pour les restaurateurs, sur les aides au mécénat aussi, beaucoup trop généreuses comme chacun sait, sur la déduction aux médecins conventionnés, ou encore sur le taux réduit appliqué au gazole non routier pour le secteur du BTP (pour lequel une première tentative de suppression avait échoué l'an dernier).

Force est de constater que l'exécutif redoute moins la colère des chefs d'entreprises que celle de l'opinion publique et des « gilets jaunes ».

A suivre..