TVA à 21,2 %, prélèvements sociaux sur les dividendes à 15,5 %... le Premier ministre est revenu sur les mesures sociales et fiscales annoncées dimanche dernier (29 janvier), ainsi que sur le calendrier de leur mise en oeuvre.
Ces mesures consistent, pour l'essentiel, à compenser par une hausse de la TVA et de la CSG sur les revenus du capital, un allègement des charges patronales actuellement supportées par les entreprises.
Cette mesures d'allégement du coût du travail devrait entrer en vigueur le 1er octobre 2012. Mais elle ne porterait toutefois que sur une seule cotisation patronale, à savoir la cotisation « allocations familiales », laquelle s'applique sur la totalité du salaire brut et au taux de 5,4 %. Les modifications envisagées à cet égard sont les suivantes :
Ndlr : le taux de 0 % ne s'appliquerait qu'à partir de 1,6 SMIC dès lors que, jusqu'à ce montant, cette cotisation est en principe déjà compensée par la réduction Fillon. Par contre, la rémunération du Gérant ne bénéficiant pas de cette réduction, il y a peu de chance pour qu'elle bénéficie de l'allègement ci-dessus.
Seul le taux normal de TVA applicable en métropole devrait augmenter. Cette augmentation étant de 1,6 points, ce taux passerait donc de 19,6 % actuellement à 21,2 %. Le changement interviendrait là encore à compter du 1er octobre prochain.
A titre de confirmation, le ministère des finances a précisé que cette augmentation de la TVA ne s'appliquerait pas dans les départements et régions d'outre-mer.
Cette hausse est elle aussi programmée pour entrer en vigueur à partir du 1er octobre prochain. Elle sera en principe de deux points et elle s'appliquera à la CSG (déjà majorée actuellement) due au titre des revenus du capital, c'est-à-dire au titre des revenus suivants :
Actuellement prélevée au taux majoré de 8,2 %, la CSG frappant ces revenus passerait donc à 10,2 %. Ceci conduit à augmenter d'autant le taux global des prélèvements sociaux dus sur ces revenus, lesquels, après être déjà passés de 12,3 % à 13,5 % le 1er octobre dernier, seraient donc portés à 15,5 %.
Sur le plan législatif, ces mesures seront intégrées dans un projet de loi de finances rectificative qui sera présenté lors du Conseil des ministres du 8 février prochain, et transmis au parlement dans la foulée, pour une adoption espérée vers la fin février.
A suivre...
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